1ère assises des couveuses d'entreprises en Ile-de-France, 12 Décembre 2008
Les premières Assises des couveuses d’entreprises en Ile-de-France se sont tenues le 12 décembre 2008 dans les locaux de la Boutique de Gestion de Paris, en présence de Madame Seybah DAGOMA, adjointe au maire, de Monsieur Franck LOPEZ, représentant de la DRTEFP, de Monsieur Christophe Brézillon, de la Caisse des Dépôts et Consignations Ile-de-France, de Monsieur Salvator ERBA, directeur du développement économique et de l’emploi du Conseil Régional Ile-de-France et de Madame Francine BAVAY, Vice présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France.
Plus de 80 personnes (institutionnels, réseaux d’accompagnement et de financement) ont assisté aux échanges et aux témoignages des entrepreneurs ayant démarré leur activité ou en cours de test au sein d’une couveuse.
Ce fut l’occasion d’un premier bilan sur sa mission d’aide à la création d’entreprise. Depuis 2002, 1200 entrepreneurs à l’essai ont testé leur projet et appris à entreprendre dans une couveuse d’activités et d’entreprises sur une durée de onze mois en moyenne, et avec un taux de sortie positive de plus de 80% . Quant à la pérennité de ces PME au delà de 3 ans, elle est remarquable. Le taux de survie se situe autour de 90 %.
« Notre objectif, c’est non seulement qu’il y ait création d’entreprise, mais aussi que les créateurs vivent de leur travail », insiste Catherine Torterat, déléguée générale de l’Union des couveuses.
La couveuse a connu un fort développment depuis 2002. On compte en IIe de France aujourd’hui 6 structures dont quatre structures labellisées : le GEAI, Cape pour entreprendre, Couv’emploi, la couveuse des Rives de Seine, et deux en démarrage: la couveuse des Yvelines et Epiceas. En septembre 2008, le réseau francilien des couveuses compte 31 sites pour recevoir les candidats. Les couveuses accueillent tout public, dont une part croissante de salariés, et des activités très variées (métiers de la création, entreprises d’insertion, initiatives durables, équitables, éthiques et solidaires, économie sociale et solidaire, et métiers de la mode).
L’Union des couveuses travaille en partenariat avec les réseaux de CCI et l’ANPE qui informent les candidats sur les modalités à suivre pour intégrer une couveuse.
Le profil de l’entrepreneur joue un rôle capital car le modèle de la couveuse ne correspond pas à tous les candidats à la création.
« Nos candidats sont des personnes qui souvent connaissent très bien le métier ou le produit autour duquel ils veulent créer mais ne savent pas comment ils pourront en vivre. Ils sont novices en ce qui concerne la partie commerciale et la gestion. La couveuse leur apporte un soutien et des formations », précise Catherine Torterat, déléguée générale de l’Union des couveuses.
Pour permettre l’accueil de ces entreprises à l’essai, un statut spécifique a été mis en place : le CAPE, Contrat d’appui au projet d’entreprise. Grâce à ce contrat le porteur de projet relève du régime général de la sécurité sociale sans pour autant être salarié. Il peut en outre bénéficier du maintien de ses allocations chômage pendant l’exécution du CAPE, et s’ouvrir de nouveaux droits à l’assurance chômage en cas de rémunération pendant le contrat.
« Nous mettons les entrepreneurs sous un parapluie, dans un cocon où leur seul souci doit être de développer leur entreprise. Nous apportons la structure juridique, nous assurons la logistique avec la mise à disposition de locaux », explique Pierre Courtoux, président du Geai.




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